Roche & Cie

Achat ou location : dans quelle ville est-il vraiment rentable d’acquérir sa résidence principale ?

Face à la hausse des prix de l’immobilier et à la baisse progressive des loyers, la question du choix entre l’achat et la location ne cesse de se poser. Afin d’éclairer ce sujet, le courtier Meilleurtaux.com a passé au crible les 36 plus grandes villes françaises dans la 4ème édition de son étude annuelle  » Acheter ou louer ?  » publiée ce mardi 5 septembre, avec à la clef des résultats parfois surprenants.

S’agissant de l’achat, le courtier prend en compte, pour une surface moyenne de 70m², à la fois le prix au m² et son évolution (calculant notamment la plus-value potentielle à la revente), les taux d’intérêt d’un crédit immobilier, les charges de copropriété et le niveau de la taxe foncière.

Pour la location, le courtier retient bien évidemment le montant des loyers. Mais il évalue également les intérêts perçus sur l’argent placé qui aurait été consacré à l’apport personnel en cas d’achat (voir méthodologie complète en bas de l’article).

Sur les 36 agglomérations étudiées, l’acquisition d’une résidence principale de 70m² est rentabilisée en moyenne au bout de 3 ans, c’est-à-dire six mois de plus qu’en 2016. On constate une hausse des prix de l’immobilier. En juillet dernier, les prix moyens au m² dans l’ancien avaient progressé de 4,5% sur un an, selon le dernier baromètre LPI-SeLoger.

En parallèle, la légère augmentation des taux d’intérêt, qui sont passés, entre décembre et juillet, de 1,4% à 1,6% pour des emprunts à 20 ans selon l’observatoire CréditLogement / CSA, ont également pris sur la rentabilité potentielle d’une acquisition.

C’est à Perpignan que l’acquisition, sur la durée (à peine un an), est plus rentable que la location. Les acquéreurs dans les villes comme le Havre, Limoges, Reims ou Lille (1,5 an en moyenne) sont aussi particulièrement bien lotis.

Par rapport à 2016, les favoris de l’année 2017 sont les investisseurs à Montreuil, Reims et Toulon,. Ceux-ci gagnent un an de détention nécessaire pour rentabiliser leur bien par rapport à une location.  

A  l’inverse, il y a les villes telles que :

  • Bordeaux (9,5 ans)
  • Paris (9 ans),
  • Lyon (7,5 ans)
  • et Boulogne-Billancourt (7,5 ans)

 » C’est la première année qu’une ville en région fait moins bien que Paris « , note Meilleurtaux.com., remarque faite en raison d’une progression considérable des prix à Bordeaux (+12,1% au m² des ventes signées dans l’ancien entre juillet 2016 et juillet 2017 contre « seulement » +7,3% à Paris), selon le baromètre LPI-SeLoger.

Le courtier dénonce également le poids de la fiscalité locale, avec une taxe foncière deux fois supérieure à Bordeaux qu’à Paris. Des éléments qui ne semblent pas encore décourager les acheteurs, Bordeaux étant la destination préférée parmi les 60% de cadres parisiens qui souhaitent quitter la région Ile-de-France.

Vous pouvez consulter l’étude au complet ici.


Cabinet Roche & Cie, Expert-comptable à Lyon
Spécialiste de l‘immobilier et de la fiscalité des non-résidents