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Déclaration IR 2017 : revenus Airbnb & autres, également à déclarer !

Les revenus issus de la location d’un logement sur une plateforme collaborative du type Airbnb, Abritel, sont soumis à l’impôt sur le revenu. L’activité de location de logements entre particuliers rapporte environ 2.100 € à ses hôtes en province, et peut aller jusqu’à 2.300 à Paris, selon une étude menée par Airbnb.

Il est important de savoir que les gains provenant de la location d’un logement meublé – votre résidence principale ou secondaire en courte ou longue durée – sont imposables à l’impôt sur le revenu. Ils doivent donc être mentionnés dans la déclaration d’impôts à déposer avant la date limite.

Au-dessous de 32.900 € de gains par an, deux régimes fiscaux au choix : le micro-BIC et le régime réel.

Deux hypothèses :

  • Soit les revenus ainsi produits en 2016 sont inférieurs ou égaux à 32.900 €, et dans ce cas les contribuables ont le choix entre les deux régimes ;
  • Soit ils dépassent cette somme et alors le régime réel s’applique automatiquement.

Pour quel régime fiscal opter lorsque les deux sont possibles ?

Dans le cadre du micro-BIC, le bénéfice imposable correspond au montant des recettes diminuées d’un abattement forfaitaire de 50%. Le loueur qui opte pour ce régime fiscal n’est imposé que sur la moitié de ses gains. En revanche, il ne pourra pas déduire de charges de ses revenus, ce que lui aurait permis le régime réel.

A noter que pour les recettes annuelles inférieures ou égales à 32.900 €, le régime du micro-BIC s’applique par défaut. Les contribuables qui lui préfèrent le régime réel doivent donc se manifester avant le 1er février.

Comment déclarer ?

Dans le cadre du micro-BIC, il suffit au loueur de porter le montant de ses gains sur la déclaration complémentaire d’impôt sur le revenu n° 2042 C pro, à la ligne 5ND. Si ses recettes sont inférieures à 305 €, il ne paiera aucun impôt.

Par ailleurs, les revenus tirés de la location saisonnière d’une ou plusieurs pièces d’une résidence principale sont exonérés dans la limite de 760 € par an. La fraction inférieure à ce montant n’est donc pas à déclarer à l’impôt sur le revenu.

Dans le cadre du régime réel, le montant des recettes est à porter sur la déclaration professionnelle n° 2031-SD.

Il faut noter que si le loueur a perçu plus de 82.000 € de cette activité en 2016 et s’il a réalisé des prestations para-hôtelières (en savoir plus sur le régime de la para-hôtellerie), il doit payer la TVA. En contrepartie, il pourra déduire la TVA acquittée sur ses achats et ses frais.

Depuis juillet 2016, les sites Internet de location de logements entre particuliers ont l’obligation d’envoyer à leurs utilisateurs un récapitulatif annuel des revenus générés par leur intermédiaire, ce que certains faisaient déjà avant d’y être contraints. Un nouveau cap sera franchi en 2019 : les plateformes collaboratives devront transmettre automatiquement à l’administration fiscale le montant des revenus réalisés par leur intermédiaire.


Cabinet Roche & Cie – Expert-Comptable à Lyon